Ritaline ou pas ?

Publié le par martin-a-dys.over-blog.com

juillet 2009

Martin va passer quelques jours chez son parrain, pédiatre en Belgique.

C'est l'occasion pour lui de rencontrer un collègue neuro pédiatre, exercant avec son parrain, mais aussi aux Hopitaux de Paris, et spécialisé dans la prise en charge des enfants dyspraxiques.

 

Cette "consultation officieuse" a bien sûr eu lieu avec mon accord. Tous les avis étaient les bienvenus, et les regards extérieurs sont parfois bien plus bénéfiques que ceux qui ont la tête dans le même dossier depuis longtemps...

 

Nous rencontrons ce médecin en allant rechercher Martin. Le médecin nous fait part de son "bilan" ; il n'est pas surpris par le parcours de Martin :  consultations diverses et pas toujours efficaces, diagnostic tardif, désarroi du système scolaire, risque dépressif chez ces enfants... tout y était.

Quand nous le rencontrons, nous étions alors en attente d'une réponse pour une prise en charge au CMP. Le médecin n'était pas convaincu que le CMP puisse nous apporter une quelconque aide.

L'avenir nous dira plus tard qu'il avait mille fois raison !

 

Au terme de la consultation, il nous propose d'instaurer chez Martin un traitement pas Ritaline.

Je connais bien ce médicament pour l'utiliser assez souvent chez les enfants dans le centre où je travaille.

C'est un traitement utilisé en première intention chez les enfants hyperactifs. Il permet de canaliser l'attention de ces enfants pour les rendre plus calme.

Chez l'enfant dyspraxique, la Ritaline est utilisée dans ce but précis d'augmenter les capacités de concentration chez des enfants, pas forcément hyperactifs, mais qui ont des troubles de la concentration significatifs.

 

Le médecin rééducateur qui suit Martin avec l'ergothérapeute, avait déjà par le passé, émis l'idée d'instaurer ce traitement, mais sans conviction. "Nous pourrons peut être envisager à l'avenir de mettre Martin sous Ritaline... on verra plus tard... on évaluera si cela est nécessaire..." et puis les mois ont passés sans que la question ne revienne.

 

Le neuropédiatre de Belgique tenait à peu près le même discours : " il ne faut pas voir ce traitement comme le traitement miracle. La Ritaline n'aura peut être aucun effet attendu, mais je pense vraiment que cela vaut la peine d'essayer."

 

Nous sommes reparti avec l'ordonnance. Je regardais Martin ; il me semblait libéré. Je ne saurais dire ce qu'il s'est passé. Je l'ai senti tellement à l'aise avec le neuropédiatre, comme s'il était enfin entendu pour la première fois, comme s'il se sentait compris.

J'avais l'impression que des ailes venaient de lui pousser, et qu'il était près à sauter tous les obstacles !

 

Le traitement par Ritaline débutera environ 15 jours avant la rentrée des classes.

 

image ritaline

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Blog Martin 04/11/2015 16:47

bonjour, et pardon pour le retard de réponse (problème de connexion au blog...). La Ritaline n'est pas une solution à l'échec scolaire ! C'est un traitement qui traite l'hyperactivité, et aussi les troubles de l'attention. Si les problèmes scolaires sont dû à un problème neurologique de concentration ou d'hyperactivité, il faut consulter un neurologue ou un neuropédiatre qui jugera si un traitement par médicament est nécessaire.
Si les problèmes scolaires sont dû à des soucis de motivation ou d'environnement, ce n'est pas la Ritaline qui va résoudre le problème.

ouazzani 27/08/2015 23:45

J aimerai bien savoir est ce que la ritaline peut faire l affaire pour l'on enfant de 13 ans qu il a un échec scolaire surtout au collège.