Les années "maternelles"

Publié le par martin-a-dys.over-blog.com

2000 / 2003

Martin est donc rentré à l'école à l'âge de 2 ans et 4 mois en septembre 2000. 

D'un point de vue maturité, il était plus que prêt !

 

Nous avions cependant envisagé de reporté sa rentrée scolaire à la Toussaint et peut être même en janvier comme cela se fait parfois pour les petits, car la rentrée scolaire correspondait exactement à la naissance du petit frère et nous pensions alors que ça faisait vraiment beaucoup pour un petit bonhomme !

Mais quand la maternelle a ouvert ses portes un jour plus tôt justement pour permettre aux petits nouveaux de venir visiter les locaux avec papa et maman, Martin n'a jamais voulu repartir à la maison !

Des jouets certes, mais surtout pleins de livres avec des adultes qui ne demandent qu'à vous lire des histoires et en parler pendant des heures ensuites ! Le paradis !!

 

En "toute petite" et "petite section" de maternelle, Martin était décrit par sa maitresse comme un petit garçon trés intéressant et intéressé, mais toujours un peu en retrait de la collectivité.

A l'heure du chant, ses camarades s'asseyaient en groupe face à la maitresse ; Martin lui se plaçait à côté de la maitresse, et surveillait !

Dans la cours, pendant que tout le monde courre, saute et joue, Martin lui préfère faire la conversation avec l'aide maternelle.

Il se prêtait de bonne grâce aux jeux collectifs, mais ce n'est jamais lui qui proposait.

 

Mais quand il s'agissait de faire des dessins, ce n'était pas du tout son truc ! Je crois d'ailleurs ne pas avoir "d'oeuvres" de ces années là...

 

En Moyenne Section, Martin change de classe et d'instituteur. C'est d'ailleurs le moment que choisira Martin (oui, oui, c'est lui qui a dit !) pour décider de ne plus mettre de couches la nuit : "je suis chez les grands maintenant !".

Au cours de l'année, son instituteur me fera part plusieurs fois des difficultés qu'il a avec Martin a lui faire faire un travail "écrit". Dés qu'il s'agissait d'effectuer un travail sur feuille ou sur table (faire un dessin, tracer des traits pour finir la cage du lapin, ou coller des gommettes pour décorer un boite à fromage...), Martin ne fait pas, ne participe pas.

Et quand on lui demande pourquoi, il dit le plus simplement du monde : "je n'aime pas, ça ne m'intéresse pas !"

Si mes souvenirs sont bons, c'est à cette période que commencerons les petites punitions. Rien de méchant ni de sévère, le mot "punition" serait presque trop fort. Mais des petites choses pour marquer le fait que Martin n'a pas fait son travail comme ses camarades, et que rien ne l'excuse de ne pas faire comme les autres.

Par exemple, Martin ne participait pas à un jeu après le travail ; mais ce n'était pas une punition pour lui puisque déjà en temps normal, ces activités là n'étaient pas son truc...

 

En grande section de maternelle, le découpage des classes fait qu'il change de nouveau d'instit, en classe double avec des CP.

Les doléances restent les mêmes : Martin n'effectue aucun travail du moment qu'il s'agisse de le faire par écrit. Les lignes de petites et grandes boucles enchaînées restent vides, les pages de dessins restent blanches, les travaux ne sont jamais marqués de son prénom...

Mais la maitresse note une excellente participation orale, une compréhension rapide, une bonne vivacité d'esprit, et reste intriguée par ce petit garçon qui semble loin d'être bête. Elle se demandera si ce comportement n'est pas le signe d'un ennui sur ce qui lui est proposé en classe, et devant sa vivacité d'esprit, elle tentera à plusieurs reprise de faire participer Martin à des travaux proposé aux élèves de CP de la classe.

Mais l'attitude de Martin sera la même : il comprend trés vite, réponds trés bien à l'oral, mais ne veut rien écrire...

 

 

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